Bienvenue à la Boucherie Ovalie, le site rugbystique le plus saignant du web. Nos produits sont pour la plupart frais et d'origines contrôlées, même si vous trouverez sans doute ici et là quelques vannes avariées. Nous vous souhaitons un agréable passage dans notre établissement, et n'ayez pas peur de vous couper: c'est juste pour rire. 

Sprinkbok demi-deuil

Recette de Rik Van Petreysen

Le cuisinier le plus toqué de l'hémisphère sud nous dévoile l'une de ses multiples façons d'accomoder le Springbok, cette petite antilope si fine sous la langue. A vos fourneaux...


PREPARATION

Tout d'abord, il faut piéger une jeune antilope, si possible sans l'esquinter. Je n'ai guère de soucis, vous avez de bons petits braconniers chez vous, genre un Barcella à tête chercheuse par exemple ou un Picamoles à double ressort. Une fois capturée, il faut ligoter les pattes de la bête avec un noeur style Matfield, qui ne se souque pas et qui est facile à dénouer. La technique, grosso modo, est à peu près la même que pour un dindon. Si toutefois vous voyez ce que je veux dire...

Ensuite, il se peut que l'antilope se mette à pousser des petits cris de vierge effarouchée, ce qui n'est pas fréquent mais plausible. Ne vous inquiétez pas, c'est parce qu'elle sent que la faim est proche, si je puis me permettre, et qu'elle va se faire boulotter. Mettez le dernier disque de Johnny Clegg pour ne pas stresser la bestiole, donnez lui un petit coup de tête avec un maillet d'ébèniste, pour ne pas cailler son sang, puis enlevez-lui la peau façon lapin. C'est un peu plus compliqué à cause des cornes mais c'est très faisable. Ensuite, dansune grande Retière en fonte, et seulement avec avoir découpé l'animal "à la Chabal" comme on dit par chez nous, faites revenir la bidoche avec de l'huile de coude, un bouquet sévèrement garni et une pincée de bourrepif, une de nos herbes locales. Non sans avoir glissé quelques truffes entières dans le fondement de l'herbivore, et en ayant pris soin de garder le sang frais, lequel fera plus tard un bon boudin pour les enfants. Quant aux abats, qui se vendent facilement sous la vocable de tripailles, réservez-les au frigo.


MIJOTATION

Lorsque la viande paraît cuite, attention, elle ne doit pas être bleue, piquez-la avec la pointe d'un couteau. Si elle se met à crier "marque!" comme Kirchner à la réception d'une chandelle, c'est qu'elle n'est pas tout à fait à point. Augmentez un peu le feu pour terminer la cuisson. Tranchez alors subtilement les morceaux de choix, notamment le râble, les deux gigots et les épaules. Recueillez les sucs de cuisson, rajoutez-y de la crème type "Kamol au camphre", ainsi qu'un peu de vin du Cap (demandez son avis à Pieter de Villiers). Servir ensuite des marrons à la "Millo-Chluski" ou des fayots, comme "à l'école communale". C'est un pur délice je vous l'assure.


L'ACCORD DE FIN DE REPAS

Une fois le repas terminé, n'hésitez pas à allumer un Habana, c'est un plaisir divin. Et si tout va bien, vous devriez vous mettre à bondir de joie dans la salle à manger en hurlant l'hymne national sud-africain que vous aurez pris soin d'enregistrer avant le repas...

 

 

 

Source : Attitude Rugby #37

 

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Commentaires : 1
  • #1

    u=338690 (dimanche, 28 avril 2013)

    This informative article was in fact exactly what I was in search of!


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